mardi 15 décembre 2009

Passage et Pôle de Recherche universitaire / Stockholm




Création d’un centre de recherche qui serait également un passage connectif entre deux parties d’un campus universitaire. Cela se traduit par la transformation d’une colline naturelle, atout du site existant, en colline artificielle, abritant en son sein le programme nécessaire au pôle de recherche. 





Le bâtiment est principalement situé sous une colline, entre deux parties du campus KTH, Université de Stockholm. L’objectif est de relier ces parties par la construction de rampes à l’intérieur et l’extérieur du bâtiment. Le toit devient un prolongement naturel du parc existant et l’intérieur un lieu de passage pour les gens qui vivent et travaillent dans cette zone.





La rampe est l’élément majeur du projet. Loi de n’être qu’une circulation interne, elle permet un jeu de niveaux et de vues au travers du bâtiment.
En fonction de leur emplacement / hauteur, les usagers peuvent trouver différents points de vue sur l’intérieur des salles, telles que le laboratoire, généralement clos au public.















L’espace du toit est maintenant ouvert à tous ceux qui travaillent et étudient dans cette zone. C’est un nouveau centre / noyau, qui relie le site à ses alentours.







samedi 20 juin 2009

Logements sociaux en coeur d'îlot / Paris 12e






Conception d’un ensemble de logements sociaux en coeur d’îlot à Paris. Celui-ci étant densément construit en périphérie, le projet se trouve complètement protégé, voir isolé du reste de la ville, par de très grands immeubles.


Destinés à l’OPAC, il y a donc beaucoup de contraintes à respecter, mais surtout à utiliser, voir détourner,  pour créer des logements originaux et de qualité. Une des solutions développée ici et de concevoir des terrasses pouvant se fermer de l’extérieur et donc agrandir les surfaces intérieures des logements.




Le site se trouvant à l’intérieur d’un îlot, il est coupé du reste de la ville. L’idée de départ de ce projet était de créer du désordre au centre de cet îlot.Trois types de bâtiments ont été dessinés (T2 / T3 / T4) et ont ensuite été combinés de différentes manières. Des ensembles ont donc ainsi été créés puis répartis dans le site. Leur éparpillement vient créer divers espaces. L’accumulation des habitations engendre des ensembles désordonnés. Les «maisons» ne sont plus forcément posées au sol mais toujours au plus haut des empilements. Les espaces entre les compositions génèrent des rues piétonnes, des petits jardins, des passages couverts.





La surface de chaque habitation peut être calculée en fonction de deux critères : la surface chauffée «Sc» et la surface non chauffée «Snc» correspondant aux terrasses. L’équation qui régit la conception des habitations est  : Surface Totale = Sc + 1/2Snc et la surface totale pour les T2, T3 et T4 devant respectivement être de 60m2, 70m2 et 85m2.
Les T2, T3 et T4 sont traités de manières différentes, mais la logique est toujours la même : des terrasses pouvant se fermer de l’intérieur ou de l’extérieur permettent aux occupants d’agrandir ou rétrécir l’espace des séjours, cuisines et / ou chambres en fonction des besoins. 



vendredi 15 mai 2009

Culture en terrasses > Concours K d’Ecole 2009





Réponse au Concours K d’Ecole pour la transformation de la place des Manèges à Versailles.

Le projet propose l’unification de différents lieux en un espace singulier qui devient le lieu.



La place des Manèges à Versailles est située au coeur de grandes zones dynamiques de la ville : entre grandes écoles supérieures, la gare rive gauche et le château mondialement connu. Notre idée était d’y développer un nouvel espace de passages et de rencontres, et pour cela, nous avons pris le parti d’unifier l’ensemble du site alors composé de plusieurs espaces juxtaposés.



Nous avons donc imaginé un projet qui vient saturer la place des Manèges, fascinant et singulier, un jeu de terrasses de différentes tailles et hauteurs, qui serait support d’activités diverses : expositions en plein air, bancs, les décalages entre les plateaux deviennent des gradins, des surfaces de création pour des artistes, des jeux pour enfants.









Les faces de ces terrasses servent de support graphique, de signalétique dans la ville. L’unité engendrée par ces terrasses crée à partir des lieux, un lieu. 

Le projet prend par endroit la forme d'un parcours et guide les visiteurs venant de la gare jusqu'à l'Avenue de Paris et l'office de tourisme, en passant devant la Maréchalerie. Centre névralgique du site, les terrasses s'affaissent et disparaissent aux alentours du Centre d'Art et le mettent ainsi en valeur. Celui-ci pourrait s'exporter à l'extérieur, utilisant les plateaux des terrasses comme des socles pour diverses installations.



Le projet, par sa singularité, ne fait plus simplement la liaison entre des lieux, mais devient un lieu lui-même. Des débordements des plateaux en dehors du site produisent des perturbations dans le tissu urbain existant, attirent les curieux, et permettent aux passants de se repérer.





vendredi 6 mars 2009

The Black Cube




Projet d'architecture virtuelle créé dans Second Life.
L'idée est de permettre à l'usager de créer de l'espace donc de l'architecture.





Par son mouvement autour et dans le cube, il interagit avec celui-ci en déplaçant ou faisant apparaître des éléments, créant ainsi de l'espace.




vendredi 29 août 2008

Hyperbole > Concours Eiffel 2008





Réponse au Concours Eiffel 2008,
qui avait pour objet la réalisation d’un édifice sur le site de la Tour Eiffel et du Champ de Mars avec les mêmes conditions que celles du concours originel.






La Tour Eiffel est le symbole de la France, c’est ce qui ressort des différents points de vue étudiés. On ne détruit pas ses racines. C’est contraire à ce vers quoi chacun se tourne actuellement. En effet, on ne souhaite plus, depuis plus d’un siècle déjà, faire table rase du passé. Que ce soit dans notre pays ou à l’étranger, tous mettent en valeur ce qui a un jour existé.

Ainsi, nous ne placerons pas de nouvelle Tour en remplacement de celle de Gustave Eiffel.



Ce choix peut sembler aller à l’encontre du fait que les français donnent peu d’importance à cette tour-symbole. Grimper au sommet de la Tour Eiffel est un rêve de touriste. Les parisiens font particulièrement peu cas de la présence de la Tour au cœur de leur ville. Ils sont nombreux à ne plus s’approcher de ce monument.
La Tour Eiffel ne doit-elle rester qu’une signalétique de politique extérieure ?

Il semble important de se réapproprier ce qui fait inconsciemment partie de chacun de nous.

Si la présence de la Tour au cœur de Paris avait fait couler beaucoup d’encre lors de sa réalisation, aujourd’hui  on n’imagine pas Paris sans elle.
La société évolue, et ce qui se suffisait à n’être qu’une image du progrès se doit aujourd’hui d’avoir un double intérêt.
Aussi, notre édifice se place en continuité de celui créé par le vainqueur du concours de 1887.
Accolé à la Tour Eiffel, l’Hyperbole a pour but de relancer le cœur de sa capitale. La défibrillation de la ville s’effectue par un travail sur l’espace et son usage.
Du fait de leur proximité, il existe entre les deux tours des connections. Celles-ci permettent à leurs fonctions respectives d’être complémentaires.


Par leurs différences de programmes, différentes tranches de population pourront s’enorgueillir d’être venu visiter les tours de la capitale.


La Tour Eiffel est aujourd’hui un édifice symbole de l’importance du passé. L’Hyperbole sera comme le fut sa grande sœur : le reflet de l’avancée technologique et esthétique de son époque.


Notre équipe a opté pour un édifice de très grande hauteur qui affleure la Tour Eiffel. Sa forme étirée est une ode à l’emblème de sa voisine. La proximité et la compacité de la jeune tour semble ne faire d’elles qu’une seule entité. Le projet accueille en son sein de multiples usages, pour que chacun en saisisse un aspect différent. Ainsi nous faisons coïncider deux catégories de visiteurs. D’un côté, la présence de bureaux et de la médiathèque, pour les résidents d’Île-de-France. De l’autre, le complexe hôtel et boutiques plus accolé à la tour actuelle, pour les touristes. La cohésion des deux flux se fait au cœur du projet, grâce à l’opéra, qui y tient une place majeure.





En supplément de ces nouveaux espaces, nous avons exacerbé les atouts dominants du secteur. Comme l’espace vert, adéquat aux promenades, qui n’est pas perturbé par le nouveau bâtiment créé. Il vient au contraire se prolonger sur les panneaux de toiture plantée de la nouvelle construction.Un nouvel espace toujours aussi propice aux fêtes de nuit, qui pourront même se dérouler sur les plateformes du toit.


Le bâtiment n’a plus la seule utilité d’être témoin de son temps, il en devient acteur. Et avec ça, on verra quand même toujours dans le ciel, le faisceau de la vieille Tour !












vendredi 20 juin 2008

Logement sur pente / Paris 20e




Conception de 5 logements sur une parcelle exigüe et très en pente à Paris.

Le parti pris pour gagner de l’espace et offrir de belles prestations est de les concevoir en duplex, s’emboitant les uns dans les autres.




Un jeu de décalages permet de créer des terrasses et d’intégrer chacun des logements dans la pente. 


Jouer avec la contrainte topographie du site, et en tirer le meilleur pour créer des logements fonctionnels et agréables.





Le projet consistait à concevoir cinq logements intermédiaires sur une parcelle très dénivelée : douze mètres d’écart entre la rue Renouvier et la rue des Pyrénées.

                      >3 Blocs sur le site                     > Emplacement                           > Division en logements           > Logements + entrées                                           




Conception de cinq duplexes, s’empilant et s’emboitant, créant un ensemble de trois niveaux depuis la rue des Pyrénées en contre bas, et dont un seul niveau est visible depuis la rue Renouvier.




Chaque habitation à sa propre terrasse et sa propre entrée. Celle-ci s’effectue par l’étage du logement pour les deux duplex du dernier niveau (accès depuis la rue Renouvier), puis on descend pour accéder à la suite parentale, l’inverse pour les trois autres habitations.


Les apports en lumière se font principalement par la façade sur la rue des Pyrénées, entièrement vitrée. Un jeu de verre transparent et translucide vient assurer l’intimité nécessaire à certaines pièces des duplex.


Halle en carton





Conception d'une halle avec structure en tubes de carton (\Shigeru Ban)







La structure est composée de 30 modules structurels soit 29 travées, chacune mesurant 2m de large. La structure traverse un plancher (ce dernier permet de dissimuler les gaines techniques, etc.) et est encastrée au sol dans une dalle de béton.













L'assemblage des tubes de carton s'effectue grâce à des pièces en bois particulières qui viennent également soutenir l'enveloppe.

Chaque pièce à une forme définie permettant l'assemblage parfait des autres éléments structurels.


Le jeu de l'enveloppe, créé par les emplacements des différents panneaux opaques ou transparents, fabrique à l'intérieur de la halle des effets de lumières changeants au fil de la journée, et créent une partition de l'espace intérieur.